Profs vs Direction… et qui au milieu ?
Chers suppôts de Satan,
Je m’adresse à vous car l’heure est grave. Nous sommes tiraillés entre deux tendances qui relèvent du pouvoir divin et hiérarchique, et nous sommes misérablement coincés, comme des pourceaux que nous sommes. Que faire ? Notre Belzébuth m’a répondu cette nuit, en rêve. Nous devons nous battre ! Faire couler le sang ! Que les hordes de démons s’abattent sur la ville ! Révoltons-nous, nous ne souhaitons plus être des esclaves !De nombreux autres antres ont, depuis le retour en enfer des zones B et C, vu elles aussi disparaître leur exercice de réussite, leur BAC (Bon pour Aller Crever) Blanc ! La révolution se porte ! Nos amis, les créatures maléfiques qui peuplent un peu partout la France, nous suivront ! Il faut faire face, il faut agir, et cela, vite ! Fuyons vers les tourments Éternels, courrons à notre perte, et même d’un bon sprint, car… La douleur est notre bon plaisir. Et oublions ces Peace and Love idiots pour quelques temps ! OUI, MES AMIS ! L’HEURE EST VENUE POUR MOI DE ME COUPER LES CHEVEUX ! Et n’oubliez jamais… PAIN FOR PLEASURE !
Kent Bower
Papier-cul, papier hygiénique, papier toilette, papier de soie… Quel sobriquet pour votre rouleau, celui qui jamais ne vous laissera dans la merde, celui qui vous connaît plus intimement que tout ?
La poule ou l’œuf ? Le PQ ou le trou-duc’ ? Existe-t-il un syndicat du PQ ? Le PQ est-il coquet ? Quelles senteurs pour les mal-torchés ? PQ surexploité ? PQ, chômage technique ? TOUS les tabous seront levés… Allons, faites un tour sur vous-même, frappez dans vos mains et répétez après moi : « le PQ est notre amiii »…
Question existentielle : le PQ ou le trou-duc’ ? Vous êtes en droit de vous interroger, après tout, comment nos chers ancêtres auraient-ils pu vivre sans cette délicate commodité ? Eh bien pour votre culture générale, et afin de vous apprendre quelque chose de franchement inutile, notre cher papier rose a débarqué en France au xxe siècle, alors que l’empereur de Chine se torchait déjà les fesses depuis les années 1300… Moins pratique et plus inconfortable, il remplace le bidet que possède encore toute grand-mamie qui se respecte…
Existe-t-il un syndicat pour le PQ ? Malheureusement non ; cependant, vous tous, utilisateurs assidus du PQ solaire êtes invités à en défendre les intérêts sur notre beau forum !
(cf. : http://journalpq.forumactif.com/)
Pour les fashion-victims, le rouleau PQ se décline sous toutes formes, tous coloris…
Le petit papier blanc ou rose se multiplie, ainsi, et pour le plus grand plaisir de vos fesses, ces dernières peuvent désormais se faire cajoler aux couleurs de l’arc-en-ciel…
Pour les tenues de soirées, on retrouve des rouleaux singuliers, aux motifs à fleurs, certains prônent la culture irlandaise, d’autres se déguisent en Père Noël tandis que les esprits les plus tordus ont accepté de s’essuyer avec des feuilles « fantaisies » à l’effigie d’Hitler… Dernièrement, les cerveaux s’échauffent et pour la « modique » somme de 10 dollars canadiens (soit presque 7 euros) vous pouvez même remplir 240 grilles de sudoku… Et vous, si vous pouviez personnaliser votre PQ, comment l’affubleriez vous ? Dissertez…
Le PQ est très coquet, il aimerait être remarqué… alors il tâche de s’améliorer toujours plus encore… Muni de sa toute nouvelle double épaisseur à en faire crever de jalousie Mc Gyver, sa douce texture subtilement-chimiquement parfumée nous donne cette impression particulièrement excitante de batifoler cul-nu parmi un champ de fraises espagnoles noyées sous une rivière de chantilly… Le pied.
Le PQ… tout un symbole… mais notre bien-aimé rouleau est impliqué dans une affaire grave qui provoque une polémique quand à son utilisation massive : le PQ serait-il surexploité ? Car vous, petit européens trop gourmands, mangez en moyenne 13 kilos de feuilles par an ! ! ! Soit une consommation totale de plus de 22 milliards de rouleaux de PQ ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! C’est donc presque 300 000 arbres qui disparaissent dans la chasse d’eau … mais rassurez vous mes amis ! ! ! Il existe des solutions à ceci, afin d’éviter le mécontentement de nos rouleaux préférés… First : le PQ recyclé, le truc informe qui vous en laisse plein les doigts et qui vous arrache la peau, transformant votre beau rêve d’extase à la chantilly en un dur et sonore cauchemar éveillé… autre solution, les chiottes type nippons, munis de petits jets d’eau pour vous nettoyer… Non ? Ça ne m’inspire pas non plus, de toute manière… La meilleure solution serait encore de trouver quelque chose d’assez résistant et inutile pour faire l’affaire… Comment ? Qui a dit « feuilles de cours » ?
Cet article va vous donner la chance, que dis-je, le privilège de vous plonger une journée dans la vie d’un lycéen feignant. Du réveil au coucher, vous pourrez vivre les folles aventures du cancre assis au fond de la classe qui fait tout sauf travailler. Mais je n’en dis pas plus, place au spectacle…
Réveil matin, 6h, tu te réveilles comme une fleur. Tu émerges lentement de tes rêves fantastiques pour te replonger dans la dure réalité de la vie : eh oui, encore une journée à aller passer au lycée. Ta déprime est à son paroxysme lorsque soudain, une pensée jaillit de ton cerveau malade : aujourd’hui est un jour qu’il faudra mentionner dans l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui, c’est la parution du PQ no 3…
Redoublant d’énergie, tu sautes dans tes fringues et vas pour prendre ton petit-déjeuner. Puis tu te rues sur tes baskets, chopes ton sac au passage et sors dans la nuit noire et obscure (on est en hiver, c’est plus mieux comme décor). Et là, dans le froid et le manque de chaleur, tu marches… Ton objectif ? Ne pas rater ton car. Il ne te reste que 100 mètres à parcourir, et lorsque tu arrives au dernier virage, tu vois ton car devant l’abribus, prêt à partir. Un éclair de lucidité traverse ta matière grise, et tu te mets à courir comme un dératé. Mais malgré la volonté manifeste du chauffeur de te laisser en plan sur le bord de la route (chauffeurs de bus, ne le prenez pas mal), tu parviens de justesse à te glisser entre les portes juste avant que celles-ci ne se referment.
Fatigué(e), essoufflé(e) et tout(e) en sueur, tu te poses à côté d’une fenêtre et laisses divaguer ton esprit au rythme du paysage : un arbre… un autre arbre… un poteau électrique… une maison… Mais le décor est tellement monotone, qu’au bout de 10 minutes, tu dors. Heureusement, une âme charitable qui s’était assise à côté de toi te réveille a l’arrivée au LPA. Après être descendu du bus, tu te diriges lentement vers ton lieu de « travail ». Après une courte tournée de serrage de mains ou de claquage de bises, puis, au prix d’un effort surhumain, tu te décides enfin à monter dans la salle qui sera le théâtre de ta première heure de torture cérébrale de la journée : le cours de français.
Une fois entré dans ta salle et installé confortablement à ta place fétiche (au fond près du radiateur pour les connaisseurs), tu sors un rouleau de PQ de ton sac, en déchires quelques feuilles et les agences de façon à former un oreiller apte à recevoir ta sainte tête, siège de tes idées les plus tordues. Et pendant que ton prof s’agite devant ta classe à commenter l’emploi de l’imparfait du subjonctif dans la proposition subordonnée relative à la couleur de son petit chat, tu te laisse bercer par la douce musique qui te parvient (cf. « Les Toilettes, Boîte de nuit »), te voilà bientôt de retour au royaume des taupes. Cependant, une sonnerie stridente en si bémol mineur te ramène à la réalité, et te voilà ballotté(e) dans tous les sens par ces choses bruyantes que certains appellent élèves. Direction, les préfas, où se déroulera ton heure de maths du jeudi matin.
Là, assis entre le pro des casse-têtes et le malade de la programmation sur calculette, tu te lances dans des débats hypothétiques sur la constante de la fonction exponentielle dérivée du carré de x puissance pi. Et malgré les commentaires incessants du prof te demandant de te taire, tu laisses passer l’heure à te prendre la tête avec tes voisins. Et avant que la sonnerie ait finit de retentir, tu as déjà quitté les lieux. Eh oui, tu ne voudrais pas rater la tournée des rédacteurs-en-chef distribuant ton journal préféré à travers tout le lycée.
Une fois le PQ en main, plus rien n’a d’importance, puisque ton vœu le plus cher de la journée s’est enfin accompli. Que ce soit en histoire, anglais ou n’importe quelle autre matière, tu lis et relis ce journal tel un moine lirait la bible. Tu ne fais de pause dans ta lecture que pour te rendre au self, où un délicieux repas composé de poisson arrêteux et de haricots pas assez cuits te remplissent l’estomac (mes excuses au cuisinier, mais il faut bien garder un caractère satirique, non ?).
Arrivé à ton premier cours de l’après-midi, tu t’endors : il faut bien digérer. Mais dès la deuxième heure, un surplus d’énergie se déverse en toi, et tu ressens la soudaine envie de t’activer. Comme par hasard, c’est l’heure d’étude. Après une heure passée dans les rues d’Ambérieu (tu vas quand même pas travailler, t’es pas fou), tu retournes en classe, et chose folle, tu notes ton cours. Mais cet excès de sérieux n’a pas d’autre but que de ne pas fâcher le (ou la) prof qui a déjà les nerfs contre toi, à cause de ton lâché de criquets en classe.
Mais cette heure de torture psychologique prend fin, et tu te retrouves à nouveau dans le car, à discuter avec tes amis de tout et de rien, mais quand même un peu de tout et beaucoup de rien. Enfin de retour chez toi, tu poses ton sac sur ton lit, regardes dans ton agenda si tu as envie de faire ton boulot, et décides finalement d’aller squatter l’ordi. Mais à l’heure où tous tes potes pratiquent leurs activité extra-scolaires (guitare, basket, maths…), tu te retrouves tout seul sur MSN, et l’ennui te gagnant à force de regarder ton écran vide, tu te résignes enfin à ouvrir ton livre de maths et à faire ton boulot pour le lendemain.
Une fois cette douloureuse tâche réalisée, et après un moment passé à surfer sur « la toile », tes parents rentrent du travail, et bientôt arrive l’heure du dîner. Aucun incident notable ne se passant, et après t’être rempli la panse, tu débarrasse ton assiette, puis retournes quelques minutes sur MSN, avant d’aller te coucher, car il te faut reprendre des forces, pour tenir durant ces longues et fatigantes journées de lycée.
Flash info spécial, nous venons d’apprendre à l’instant que les 100 lutins de la ferme des rennes volants viennent de se mettre en grève suite à la mort des 500 rennes volants de l’élevage. Ils ont été emmenés à l’abattoir ce matin suite à un cas de grippe cervidale détecté par les services vétérinaires de la ferme. Sur place, notre envoyé spécial Tomato.
« Bonjour chers auditeurs, ici Tomato en direct de la ferme des rennes du Père Noël, en effet mon cher Patrick les 100 lutins employés ici sont en grève suite à l’abattage des 500 rennes volants. Les lutins m’ont déclaré ce matin qu’ils allaient poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à ce que chaque candidat à la présidentielle du Pays des Rêves Blancs, leur apportent chacun 100 bébés rennes. Nous attendons donc l’arrivée d’une minute à l’autre de nos candidats. »
Une minute passa tranquillement. Tranquillement ? Eh oui, elle prit tout son temps. Vous ne me croyez pas ? Pourtant, elle fait partie de ces minutes qui passent tout doucement. N’avez vous jamais remarqué que certaines minutes sont plus longues que d’autres ? Simple changement de la perception du temps, me direz-vous ? Pas du tout ! Ce phénomène s’explique simplement par le fait qu’à l’aube des temps, toutes les minutes voulurent passer en même temps, mais vu que le trou d’espace-temps était conçu pour qu’elles ne passent que les unes après les autres, elles décidèrent de se mettre à la queue-leu-leu, en attendant sagement leur tour pour passer. Ceci explique que certaines minutes passent rapidement parce qu’elles sont pressées après ces longs siècles d’attente et, au contraire, que d’autres passent plus lentement car elles veulent savourer leur dernière minute de vie. Cette minute-là avait quand même dû fumer un peu d’herbe pour passer si lentement.
L’autre arriva en même temps que le candidat le plus rapide à récupérer ses 100 rennes, le Père-Noël.
« Mesdames et messieurs, après cette longue minute de pause, nous revoilà en direct de la ferme des rennes volants avec notre premier candidat qui vient d’arriver, nous allons tenter de l’approcher. Père-Noël, Père-Noël !
— Oh oh oh ! Qu’y a-t-il, mon petit ?
— Je suis Tomato, journaliste spécial d’information, chargé de l’affaire de la ferme en grève. Avez-vous deux minutes à m’accorder pour une interview ?
— Mais bien sûr mon p’tit gars, as-tu été bien sage cette année ?
— Oh que oui monsieur, plus que sage même, un ange (voir même un demi-dieu). Monsieur le Père Noël, nous savons tous que malgré votre vieil âge, vous êtes bien décidé à vous représenter à la présidentielle du Pays des Rêves Blancs. Pouvez-vous nous expliquer ce choix malgré le scandale qui a eu lieu lors de la dernière élection où vous avez failli vous incliner face au Père Fouettard ?
— C’est bien, mon petit. Tu as bien travaillé à l’école, maintenant le Papa Noël va aller donner ses 100 rennes aux lutins pour pouvoir être réélu président ! Continue à être sage, et je t’apporterais pleins de cadeaux !
— Mais, monsieur,… Trop tard, il est déjà parti… Chers auditeurs nous marquons une courte page de pub, puis nous revenons pour de nouvelles aventures ! »
Pub : n.m. (mot anglais) En grande Bretagne ou en Irlande, lieu très convivial ou l’on se retrouve généralement après le boulot pour consommer en grande quantités des boissons alcoolisées, le plus souvent de la bière (qui soit dit en passant est d’une couleur verdâtre le jour de la saint Patrick).
STOP ! Chers lecteurs veuillez excuser celui qui a tapé ce texte, c’est un stagiaire qui cherchait à se faire remarquer, il s’est trompé de définition à recopier, nous l’avons viré ! Encore désolé pour les désagréments causés par ce bip de bip de stagiaire de bip !
« Revoici Tomato, toujours en direct de la ferme des rennes volants, la mère Noël vient d’arriver, elle a bien daigné nous accordé une interview exclusive. Bonjour madame la Mère Noël, tout d’abord j’aimerais savoir pourquoi vous avez voulu vous présenter contre votre mari ?
— Mon mari ? Vous voulez parler de cette ivrogne qui vient juste de repartir avec son traîneau poubelle ? Eh bien voyez-vous, nous ne sommes plus mariés depuis qu’il a décidé de passer ses journées au bar du coin à boire du blanc, suite à un article incitatif à la consommation de blanc, d’un de vos confrères journalistes !
— Effectivement je vois de quel article vous voulez parler. En tout cas merci beaucoup de m’avoir légué quelques minutes de de votre précieux temps, un autre candidat viens d’arriver et j’aimerais bien l’interviewer.
— De rien mon petit, je cours de ce pas remettre mes 100 rennes aux lutins. Au revoir mon petit !
— MADAME ! ! Vous avez oublié votre billet ! !
— Garde-le mon petit et pense à moi le jour du vote ! ! »
Chers auditeurs, je me permets de vous couper dans cette émission pour vous dire que avec la nouvelle lessive de chez nous, le linge et plus propre que nature ! ! ! « Pierre, mais qu’est ce que t’a fait ? On t’a pas encore viré pour l’histoire du pub ? Tu n’a pas mis pause sur l’émission qui était en cours, heureusement qu’on est pas à une heure de grande écoute et que peu de gens se rendrons compte que l’émission n’a pas reprit là où je l’avais arrêtée ! !
“Non je n’ai pas encore réussi à capturer les 100 rennes requis mais ça ne saurait tarder, je n’ai quand même plus l’âge de courir après des rennes. Je devrais peut-être essayer d’en acheter, avec un peu d’argent tout est possible maintenant.
— Et si par chance vous réussissiez à attraper les 100 rennes, pensez-vous donc que le peuple votera pour vous après les scandales que vous avez suscités au dernières élections ?
— Écoutez, monsieur la tomate je n’ai plus rien à vous dire, je ne passerais d’ailleurs pas une minute de plus à parler à une tomate verte, vous et votre couleur faites honte à la race des tomates ! Au revoir monsieur !
Un peu de respect en vers les tomate vertes s’il vous plaît monsieur le père fouettard, ce n’est pas en tenant des propos comme ça que vous grimperez dans les sondages, moi je vous le dis !
Après cette interview de ce bip de père fouettard, je vais pour vous chers publique aller interviewer saint Nicolas qui viens d’arriver.
Monsieur Nicolas, monsieur Nicolas, que pouvez vous nous dire sur vos projet pour notre pays si vous êtes élu ?
—Eh bien si je suis élu, je proposerai la…
— Désolé de vous interrompre monsieur Nicolas mais je dois rendre l’antenne, merci beaucoup pour cette interview, votre message est très bien passé. C’était Tomato en direct live de la ferme aux rennes volants pour la chaîne info. Tout de suite, la météo suivie de votre programme favori, le bocal à cornichon, atchaobonsoir !”
Le mois de mars, si vous ne l’avez pas encore remarqué est la période la plus vicieuse d’une année, le mois de mars et ses giboulées où l’on se demande tous les matins quelle veste, quelles chaussures ou quel nombre de couches on pourrait éventuellement se mettre sur le dos. Mais bien sûr les prévisions matinales se révèlent n’être d’aucune utilité puisque deux heures plus tard on rencontre avec plaisir le temps inverse. Et le mois de mars est également la période de l’orientation, avec ces semaines où l’on se demande en se rongeant les ongles si on a effectivement choisi la bonne voie… c’est vrai que d’un jour à l’autre on peut rentrer chez soi en se demandant médecine ou ingénieur, classes prépa ou écoles, commerce ou journalisme, etc. ?
Mais rassurez-vous, pour vous, concernés, quelques révélations vont vous être communiquées qui pourraient bien vous soulager ou quand bien même vous traumatiser. Il s’agit d’un bref aperçu de ce que l’Homme dans sa sagesse inégalée réussi tout de même à faire naître.
Peut-être que vous aussi après les quelques années d’études que vous avez envisagé vous réussirez enfin à produire quelque chose de votre cru, une chose sur laquelle vous auriez consacré plusieurs années de votre vie et dépensé des fonds innombrables. Certains peuvent en effet se souvenir d’une émission débordant autant de sérieux que de ridicule qui fut diffusée un soir pendant les précédentes vacances ; « L’inventeur de l’année ». Pour les autres je vous refais brièvement le synopsis : devant un jury de quatre personnes, des inventeurs exposent leurs œuvres en faisant une légère démonstration et en essayant de captiver leurs interlocuteurs. Le jury décide lui-même quels seront les quatre finalistes, et lors de cette dernière phase c’est le public qui vote. Chaque finaliste a préparé une pub avec des spécialistes qui sera diffusée et chacun doit également s’exprimer seul devant les caméras pendant une longue minute pour tenter de convaincre les électeurs. En bref cette émission a forcément battu le record d’audience ce jour-là… Cependant on arrivait à se demander si certaines personnes n’étaient pas actrices pour proposer des absurdités tant inouïes.
Bon, mais le pire reste à dire ; il s’agissait en effet pour la plupart de ces inventeurs hors pair de jeunes étudiants en années supérieures, en écoles d’ingénieurs et même de personnes dans la force de l’âge et dans la pratique de leur métier.
Alors rassurez-vous, vous trouverez toujours des personnes qui semblent intellectuellement être plus basses que vous, ou inquiétez-vous car il se pourrait qu’un jour vous arriviez tout comme ces pauvres gens à inventer un « barbecue vertical à télécommande », certes adaptable sur tout lieu d’habitation (en balcon, en terrasse…), dirigeable à distance grâce à une télécommande fonctionnelle et avec lequel vous pourrez « boire un coup avé les copaings, tout en faisant cuire la bidoche de loin », un accessoire qui semble vraiment révolutionner le monde de la cuisson en extérieur, et qui fut donc nommé — avec son propriétaire — « vainqueur » ! Ainsi vous arriverez effectivement à créer des instruments utiles à la survie de l’espèce comme encore ces cuvettes de chiottes auto-désodorisantes qui diffusent un doux parfum sous ces dernières après chaque utilisation, voire même ces entonnoirs pour urineux masculins qui facilitent si bien la tâche quotidienne… Mais peut-être que vous parviendrez vous aussi à battre cette femme qui se présenta fièrement avec son chariot électrique pour laquelle il s’agit « de toute sa vie » et qui a dépensé pas moins de 500 000 € dans sa conception ! En bref elle a tout de même réussi à dilapider l’équivalent de 30 ans de revenus imposables, et à dépenser toute son énergie dans un chariot qui ne semble que pouvoir aider les personnes âgées à faire leurs courses et mieux encore, qui est hors d’atteinte pour un grand nombre de magasins de distribution.
Alors tout comme ce triste monde, ne faites pas la grossière erreur de vous tromper dans votre orientation, choisissez longuement, mais choisissez bien, sous peine de vous retrouver malheureusement à vous demander pourquoi, après tant d’années d’études, vous êtes en train de travailler sur la conception de toilettes à largeur auto-réglable préenregistrée…
QLSLa surveillante venait de se réveiller un peu plus loin, vers le banc des SI dans la cour. Elle s’appelait Zaniza, elle était petite, très petite, de couleur noire. Elle venait tout juste de rentrer cette année dans ce lycée qu’elle se prenait déjà pour une « habituée des couloirs » et essayait de faire sa loi aux terminales présents depuis plus longtemps qu’elle. Lorsqu’elle surveillait les DS, elle ne pouvait s’empêcher de pousser certaines menaces aux élèves pour rappeler qui était le chef dans la salle et qu’il ne fallait pas copier sur le voisin (car ce n’est poôô bien). Le meilleur étant lorsqu’elle surveille trois classes en même temps qui font un devoir de philosophie : Elle arrive par ses belles paroles et ses actes (courir d’une salle à l’autre) à faire rire toute une classe en plein DS, en disant que cette classe fait trop de bruit et qu’elle empêche la seconde classe de travailler. Cinq minutes plus tard, on entend cette seconde classe en question qui se met à rigoler. Avec les surveillants, on ne savait pas comment cela se passait, mais du côté des étudiants, cela était clair, le nombre de fan de cette pionne restait limité pourtant, hé oui car il y a toujours un pourtant, sans elle… Que serait devenu notre cher Kentibo ? En essayant de se rappeler de tout ce qui c’était passé avant son sommeil, elle regarda la scène en silence.
Le CPE chauve continuait d’avancer vers la chaîne A (N.D.L.R. : eh oui, car en fait la chaîne du bâtiment B s’appelle la A et dehors, c’est la B…) suivi de cette étrange femme, qui comme son compère se prit la jambe d’un étudiant, le même pour être plus précis, et s’effondra par terre. « Pas crédible » pensait Kentibo lorsqu‘il reconnu enfin qui était cette étrange femme car en touchant cet élève, elle reprit forme humaine entièrement : C’était tout simplement un autre CPE qui portait le doux nom de « Retenu ». Elle portait des lunettes et avait des cheveux noirs. Le chauve éclata de rire :
« Ah bas tu vois, on n’est pas si différents toi et moi. Il continuait à rire, il pouvait plus s’arrêter.
— Imbécile, quel est cet idiot d’étudiant qui laisse son pied comme ça ! ! ? hurla-t-elle énervée.
— D’un coté ils n’ont pas choisit, c’est nous qui avons fait cela…
— Tu me réponds en plus, Laveno ? On sentait que ce n’était pas le grand amour entre eux deux.
— Doucement ma grande, reprit-il avec son accent de Marseille, tu n’es là que depuis quelques années. Si le maître t’as choisie, c’est juste parce que tu as du caractère… Moi je sais dire autre chose que “collé !” à chaque élève qui rentre dans mon bureau.
— Ah oui, c’est vrai… elle prend l’accent du sud. “toouu sait aussi dirrrrre, rennnvoyééé !”
Kentibo regardait cette dispute de “vieux couple” et se rendit compte tout à coup que Sin2pi commençait à reprendre ses esprits. “Il va encore me taper son speech de deux heures” il lui redonna un coup avec sa canne, encore plus fort, il avait besoin d’évacuer tout le stress qu’il accumulait en ne comprenant pas ce qui arrivait dans son lycée. Mais il le frappa tellement fort, que la canne partit de ses mains et alla faire du bruit tout près de lui.
“J’ai entendu du bruit Retenu ! dit Laveno.
— C’est sûrement les deux petits garnements. Elle se tourne vers eux. Vous voulez une claque ?
— Non, ce n’est pas nous ! répondirent en même temps les deux enfants.”
Zaniza qui voyait d’où elle était, aussi bien Kentibo qui donna un coup à Sin2pi que la dispute des CPE, comprit instinctivement qu’il y avait quelque chose de louche dans tout cela : les CPE n’étaient pas des vrais CPE, et le fait que seuls ces deux personnages, Kentibo et Sin2pi, puissent bouger l’avait encore plus étonnée. Personne ne sait pourquoi elle a fait ce choix, mais elle décida de sauver Kentibo qui allait être mis à découvert par les CPE qui commençaient déjà à migrer dans sa direction pour vérifier ce bruit suspect. Elle se jeta devant eux :
« Madame Retenu, Monsieur Laveno, que se passe-t-il ? Pourquoi le ciel est-il sombre ? Pourquoi les élèves et le directeur sont-ils figés ? Elle savait pertinemment qu’ils avaient un lien avec tout cela et qu’elle courait au danger.
— Ah… Comment peut-elle encore bouger ? soupira-t-il en direction de Retenu.
— Elle doit faire partie des “incroyables”… répondit-elle doucement. Éliminons-la avant qu’elle nous cause des problèmes… Non ! Emmenons-la avec nous dans “le monde du dessous”, elle peut encore nous servir… »
Retenu claqua des doigts, les deux petits sautèrent alors sur Zaniza instantanément, comme s’ils n’étaient là que pour faire cela, et agrippèrent ses deux bras. Zaniza était prise au piège et ne pouvait plus bouger. Elle regarda Kentibo et lui fit un clin d’œil. Kentibo avait comprit qu’elle faisait tout ça pour le protéger et donc ne fit rien pour l’aider. « Je ne peux rien faire de toute façon… » se dit-il à l’intérieur de lui. Les garnements se mirent à sourire et d’un coup, ils disparurent avec Zaniza, laissant derrière eux de l’ombre… « Zaniza, je te retrouverai… »
À Nico’, Christ Off, Thibaud, Tony’, et les autres filles de la 1S4 et à tout ceux qui reconnaîtront ce cours, je dédie cet article…
Je me souviens de cette classe, la 1S4, et de tous les bons moments passés avec mes camarades : les TP de SVT, les cours d’anglais avec Vincent, les cours inoubliables de français où l’on ne faisait qu’écrire pendant une heure… Mais surtout, je me souviens d’un cours, un cours pas comme les autres… (L’article est à prendre avec beaucoup d’humour mais… il est tellement vrai…)
Je me rappelle d’un cours extraordinaire : Nous arrivions deux fois par semaine en fin d’après-midi en cours de ******. Il était environ seize heures, l’heure où on décroche, où l’on n’en peut plus, où on n’a qu’une envie : rentrer ! Mais voilà, il y avait ce cours… et surtout il y avait ce professeur, THE professeur.
Lorsque l’on arrivait en cour, c’était « la guerre » ! On se présentait tous ensemble à cinq, voire dix minutes plutôt car si on arrivait après la première sonnerie, c’est bon… On était déjà grillé, on passait à la sentence directe. Enfin la prof’ venait d’arriver. Tout en prenant soin de la laisser entrer « sans bousculade », on se dépêchait de s’asseoir au deuxième rang. Raté ! Les filles nous ont pris les places, obligation de se poser au premier rang, « au front ». Là le trac s’installait en nous… on faisait profil bas, la tête bien enfoncée sous notre casque de guerre virtuel, c’était « le début de cours ». Comme à ses habitudes, le professeur allait interroger un élève pour réciter la leçon de la veille. Alors là, elle tenait son livre de cours, son « kalachnikov » (toujours virtuel, hein, c’est une métaphore) et le pointait vers nous en allant de gauche à droite, nous visant tous, chacun notre tour : il ne fallait pas bouger où c’était l’interrogatoire puis la mise à mort.
Tic, tac, tic, tac, tic, tac… Des gouttes de sueur perlaient sur nos fronts. Il ne fallait pas émettre un bruit ou faire un geste. On se regardait dans les yeux, au cas où, pour voir si quelqu’un avait appris sa leçon, si quelqu’un pouvait se lancer et sauver les autres… en vain ! Mes amis et moi étions sur le front, cela allait être notre tour…
« Bang ! », elle cria un nom, ça y est, elle avait trouvé sa proie, Thibaud (4 de moyenne), pas de chance pour lui, soulagement pour les autres. « Récite moi la dernière leçon ! Et vite, sinon nous allons être en retard » (N.D.L.R. : il est 16h05) Alors là… comment vous expliquer… Lorsqu’elle vous interrogeait, elle pointait son arme contre vous, tout en vous écoutant, vous regardait d’un air destructeur : un faux pas et c’était feu ! Thibaud essaya de sortir une ou deux phrases, histoire de rester en vie quelques minutes, mais cela ne servait à rien, il n’avait pas appris son cours, et disons qu’il n’était pas le plus fort dans cette matière… « Bang ! » Et un 0 en oral, un ! La prof : « Suivant ».
C’était au tour de Tony’ (2 de moyenne), « Traduis-moi : la jeune fille se balade avec sa maman. » Tony’ : « Je passe ! » « Bang ! » Un 0 en oral à lui aussi. « Suivant »
Au tour de Nico’ (16 de moyenne, on n’a jamais compris comment il faisait pour avoir autant) « Ouf, sauvé ! Il va tenir la conversation pendant au moins vingt minutes, on est tranquille… » Cet idiot ne connaissait pas plus le cours que nous, sauf que lui avait deux, trois voyages à l’étranger derrière lui, et du coup, il parlait et parlait et parlait, et il s’en sortait toujours. Mais le problème, c’est qu’il parlait super rapidement, si bien qu’au bout de cinq minutes, la prof en avait marre, ce qu’elle recherchait c’était l’action, le sang, le combat. « Merci, Nico’, je vais passer à quelqu’un d’autre. »
Comme par hasard, elle ne pouvait pas choisir une fille. Elle ne voyait pas plus loin que la première ligne. Pas de chance, c’est à moi (6 de moyenne). Me tenant en joue elle me demande : « Conjugue-moi le verbe être au plus-que-parfait » Bon ok, je ne le connaissais pas… Mais j’arrivais pendant presque cinq minutes à tenir la conversation en déviant le sujet ! « Paf ! » Moi j’ai de la chance, j’ai un 2 ! Fin du « début du cour ».
Bon cette fois le cour commence, il est 16h35, rescapés : 9/12. Allez hop ! On sort le livre, le lance-roquette pour notre prof’. Au tour des filles maintenant. Les filles sont bien protégées en étant derrière la première rangée mais face au lance-roquette, cela ne suffit plus ! « Lisa (15 de moyenne, presque aussi bonne que Nico’), explique moi de quoi parle ce passage… » Cric crac, elle vient d’enclencher l’arme, attention ! On l’a énervée et le prochain fauxpas, elle fait mouche ! No problème… C’est Lisa, elle nous fait un speech digne de celui de Nico’, mais en moins bien quand même. « C’est bon merci Lisa » elle a de la chance…
Qui va-t-elle choisir cette fois-ci ? On se regarde entre nous, garçons, on sait que nous, nous sommes déjà tous passés. On regarde derrière nous, Nolwenn (4 de moyenne). Aïe, aïe, aïe, il va falloir éviter la roquette ! Discrètement, on commence a se décaler… (Eh oui, dans ces cours, c’est chacun pour soi).
Finalement, jour de chance pour Nolwenn, elle décida que pour aujourd’hui, 16h45, rendre les DS de la veille n’était pas plus mal ! Elle range le lance-roquette et cette fois sort nos chefs-d’œuvre. Le professeur : « Nico’, c’est pas mal, mais encore beaucoup de fautes de grammaire, d’expression, le subjonctif… 16.5. Anthony, en nette progression, tu fais de véritable effort, 2. » Là, qu’est-ce que vous voulez… On rigole c’est normal ! « Pourquoi tu rigoles, Christ Off ? Tu te crois meilleur ? Tu as 6. Et toi, tu as 5. » Que de bonnes notes dans toute la classe ! Allez, je ne vais pas aller plus loin, je crois que vous avez compris de qui je parle…
À tous ceux qui ont cette prof’ : ne vous inquiétez pas, elle est dure au début, vous demandera beaucoup, vous fera chialer même. Mais avec l’année qui passe, elle s’adoucit (s’habille en couleur et plus en noir), devient légèrement plus souple (un DS tout les trois cours au lieu de deux) et vous fera même aimer sa matière (on a le droit de rêver). Et l’année prochaine, vous verrez enfin, qu’en fin de compte… c’étaient les plus beaux cours de votre vie.
Le loupLaissez-moi vous compter aujourd’hui l’histoire ordinaire d’une prof de mathématiques en l’an 3500, monde dans lequel tout n’est que système binaire, tout élément n’est qu’équation et action rime avec suite de logarithmes.
(Comme tout les individus à cette époque, elle était née « sous X ».)
Réveil matin. Il est 16x - 25 = 2x + 73 (comprendre 7 heures). Mme Benjamin de Deuxfoispi se lève et lance le programme qui lui permet d’aller jusqu’à sa salle de bain. Pour pouvoir se laver les dents, elle crée un algorithme dans lequel la brosse à dents effectue un mouvement alternatif, rotatif et régulier droite-gauche.
Il est l’heure de partir travailler (non, sans vêtement et c’est normal car en l’an 3500, les vêtements n’existent plus). C’est alors que vous me dites qu’elle prend sa voiture pour venir travailler ici, au lycée ! Et bien NON ! En l’an 3500, les Jets-packs hydropropulseurs ont pris le dessus. Évidemment, dans un souci d’écologie, ils marchent à l’énergie solaire, mais revenons aux mathématiques. En effet, afin de se déplacer, Mme Benjamin met en place une fonction exponentielle qui lui permet, avec son Jet-Pack, de faire Paris-New York en 30 minutes.
Mais il est déjà 5x - 113 = 26x + 55 (soit huit heures en bon vieux français), et donc l’heure d’aller donner son cours, qui dure toute la journée. Oui, j’ai oublié de vous dire qu’en l’an 3500, on travaille les maths du matin au soir. Et c’est ainsi 365 jours par an. Autrement dit, le IVe millénaire réalise le rêve de tout bon lycéen qui se respecte. Et contrairement au début du IIIe millénaire, où les élèves étaient des sales cancres et rechignaient à aller en cours, les élèves de 3500 s’épanouissent en programmant, calculant et en inventant de nouvelles formules mathématiques, pour eux indispensables. La journée passe, et au fil des heures, les calculs s’accumulent, les théorèmes s’enchaînent et les élèves s’émerveillent.
Malheureusement (très), ils doivent quitter le cours juste 15x - 196 = 6x + 74 (donc trente minutes) pour manger. Mais ne vous y trompez pas, même en l’an 3500 la cantine est bien mauvaise. Mais excusons nos cuisiniers qui ont un travail difficile. Par ailleurs, dans l’après-midi, les élèves sont heureux d’apprendre encore quelque chose de nouveau. Cette après-midi là, ils apprennent à manier la convergence d’EPS et ses différentes subtilités, qui permet notamment de se coupler avec des probabilités conditionnelles d’une douche. Mais à 10x - 115 = - 6x + 173 (c’est à dire 18h00) sonne la fin des cours. Notre chère professeur reprend son Jet-Pack hydropropulseur et rentre chez elle en utilisant la fonction inverse de celle utilisée dans la matinée. La reprise de son algorithme dans un système binaire pour se laver les dents marque la fin de cette journée. Mais, impatiente, elle attend le lendemain, pour enseigner dans ce monde mathématique, où tout le monde est heureux.
Ainsi, vous l’aurez compris, l’an 3500 est un monde rempli de bonheur, un monde où les élèves Aiment les Maths (Aimer avec un grand A), un monde ou flower power et peace and love sont rois.
NB : Cet article n’est en aucun cas une incitation à aimer les Maths, et encore moins à voyager dans le futur.
MariolIl était une fois, dans une belle société comme la notre une journée baptisée « journée de la femme »… mais comment ne pas rire… Cette journée n’est-elle pas au contraire de son but originel le symbole d’un machisme profond dans notre société ? En effet, s’il existe une journée de la femme, cela sous-entend qu’exceptionnellement nous les hommes portons l’attention sur les chères femmes qui nous entourent, et que, 364 jours par an, c’est notre journée et que le 8 mars, journée de l’hypocrisie, nous cédons temporairement notre privilège. Pour prendre l’exemple de notre bon PQ, que diriez vous si l’on lançait un jour une édition « PQ pour les femmes », ne serait-ce pas encore une façon de montrer que la femme est inférieure est que ce n’est qu’exceptionnellement que nous voulons la mettre en valeur, ne serait-ce pas une discrimination, positive certes, mais discrimination tout de même ? Ainsi camarade lycéen, j’espère que ceci te fera réfléchir et que même si tu n’es pas d’accord avec cette vision des choses tu n’auras pas passé un trop mauvais moment à lire mon modeste « râlement »…
Maximus decimus meridius,Vous avez trouvé votre chiotte personnelle. Sera-ce une discothèque ? Une boîte de rap ? Ou un concert de métal ? À vous de voir…
Au bout de 5 min vous parvenez enfin à crocheter la serrure de ce vieux WC abandonné , ce même WC que vous avez choisi pour pouvoir écouter tranquillement la musique qui sortait de votre papier toilette. Terminée l’errance dans les latrines du lycée, errance qui s’accompagne d’une angoisse permanente.
L’angoisse d’être surpris tapant un rythme sur la cuvette du chiotte avec du PQ enroulé autour de la tête. Puis vous avez découvert ce WC abandonné et vous avez décidé d’en faire votre petite salle d’écoute privée. Une journée à se trimbaler avec vos enceintes et vos câbles dans le sac, tout cela uniquement pour perfectionner ce petit endroit de liberté. Le bricolage commence… vous sortez les enceintes du sac et les disposez de part et d’autre de la chasse. Un petit spot qui traînait au fond de votre placard, un micro pour les pauses karaoké et bien sur l’icône de James Brown cloué au dessus du WC. L’installation finie, vous branchez les câbles aux enceintes, caisson de basse à fond et approchez le rouleau de papier hygiénique du micro. Ce rouleau pour la première fois pue le moisi et donne l’impression d’être resté enfermé dans un placard depuis des années. D’un coup les lumières s’éteignent, le spot s’allume, les enceintes commencent à vibrer et un c’est alors qu’un son disco jaillit de la petite cabine. On se croirait être revenu dans un club pendant les années 80. Vous connaissez cette musique, vous l’aviez entendue avec vos parents. Ils vous répétaient que c’était toute leurs jeunesse et c’est sans doute pour ça que vous aviez qualifié ces quelques accords de complètement ringards mais maintenant que vous y repensez, c’est bon. Le titre ressemblait à quelque chose comme « sweet… tream… »non c’était « sweet dreams ». Et oui le groupe mythique Eurythmics durant les années 80 qui cartonne très vite avec le titre Sweet Dreams devenu incontournable de la musique pop. Réputés pour leur pop par la voix puissante d’Annie Lennox le groupe cartonne aussi bien du côté commercial qu’artistique. Finalement vos parents n’étaient peut être pas si ringard que ça dans leurs jeunesses (dur à croire mais bon). Satisfait de votre petite installation vous décidez de ne pas en rester la. Puis le son des années 80, c’est pas si nul que ce que je pensais mais bon hors de question d’enfiler les fringues de l’époque pour jouer le John Travolta des WC. On tourne un petit peu le rouleau et ça reprend de plus belle. Bah mince… ça aussi papa et maman écoutaient. Un groupe qui sonnait genre Genesis. Un son un peu plus rock mais qui ne vous déplaît pas, une voix qui ne vous est pas inconnue. Groupe lui aussi phare dans les années 80 mais aussi 90 avec successivement à la place du chanteur Peter Gabriel et Phill Collins qui jouissent aujourd’hui encore d’un succès fleurissant grâce à leurs carrières solo. Des morceaux plus rock que pop qui restent et resteront toujours représentatifs de ces années-là. Bah ça alors, si vieux et pourtant si bon. Jamais vous n’auriez cru que la musique pouvait être si bien à cet époque. Mais bon quand on écoute « la ballade des gens heureux » de Gérard Lenorman, à part sa coupe de cheveux il n’y avait vraiment rien d’exceptionnel. Bon il faut filer en cours une absence prolongée pourrait éveiller les soupçons, et qui aurait envie de se retrouver avec un mot dans son carnet disant « votre enfant à été pris en train de braquer un WC pendant les heures de cours, ils nous semble donc nécessaire qu’il soit puni pour cette conduite inacceptable ». Bizarre mais bon. Et quel plaisir, à partir de ce jour vous possédez votre propre WC sonorisé… Peut-être une petite boum pour bientôt ? Pensez à inviter vos copains, rendez-vous jeudi prochain (le jour du carnaval), pendant la récré du matin, à dix heures, devant les toilettes garçon qui sont en face de la cafétéria. Ça sent déjà le bin’s.
Un facteur remet une lettre à un pauvre type :
— Voilà une lettre, toute juste arrivée par avion !
— Menteur ! Je t’ai vu venir avec ton vélo !
Que pensez-vous de votre lycée ?
Cette semaine, rien de compliqué.
Une bribe de PQ noire a été déposée dans l’un des 666 exemplaires. Le gagnant aura le droit de la garder comme trophée du PQ et aura accès à la meilleure place lors de la passation des pouvoirs de Rédacteur du PQ, à la fin de l’année.
La connotation maléfique du nombre d’exemplaires de ce Journal vous fait-elle vibrer ?
Répondez au sondage avec un papier (brouillon ou autre) par l’intermédiaire du bureau ou de l’un des rédacteurs afin de faciliter le dépouillement.