Quel papier hygiénique utilisez-vous ? Le plus doux ? Le moins cher ? Le plus coloré ? Et si ce n’est pas du papier hygiénique, quel support utilisez-vous ? Et même, ce support existe-t-il ? Allez-vous aux toilettes ? C’est à ces questions existentielles que ce journal va s’efforcer de répondre au fil de l’année. Vous savez aussi qu’il existe d’autres choses moins essentielles dans votre quotidien qui nécessitent un minimum de considération. Au fond, un détail vous tracasse, vous titille… Le droit d’aller et de venir, d’entrer et de sortir, pour le meilleur et pour le pire. Il est tout aussi vrai que de porter constamment une charge de 35 kg net sur le dos est excellent pour notre dos et notre coeur. Vous ne frôlez jamais la crise cardiaque en montant l’escalier, ou en ouvrant une porte. Cela forge le caractère, dirons-nous. Il est encore délicieux pour le cholestérol de digérer durant une ou deux heures de SVT (Sieste des Vétérans du Travail) un délicat plat d’huile à la sardine ou de peau de poulet, accompagné de légumes, fantaisistes par leur couleur (souvent fluos).
Mais toutes ces questions que vous vous posez vous mènent à l’ultime interrogation. Vous cherchez ce qui vous est le plus cher, l’évènement ou l’objet dont vous ne pouvez pas vous passer. Nous avons trouvé cet objet. Il s’agit du PQ. Réfléchissez bien, et vous comprendrez combien il est difficile de s’en passer.
Et c’est ici qu’intervient l’utile de ce journal. Après avoir fait quelques bonnes blagues cuisantes avec vos collègues (qui ont rit sur un coup de cul), puis après avoir contemplé les articles du PQ en comprenant que la rédac’ a le cul entre deux chaises pour ce qui est d’écrire et d’accepter une concrétisation de vos cauchemars, après avoir cassé la croûte puis complété votre QI en physique par une accumulation d’écriture de votre cours, vous concrétisez ponctuellement une envie d’évacuer un poids qu’il vous coûte d’inclure dans votre corps. Vous courez aux toilettes. Vous vous libérez, mais, complètement à côté de la plaque, vous n’aviez pas vu qu’il n’y avait pas de PQ. Pas de PQ ? Si, vous en avez ! Dans la poche de votre parka, au creux de votre main ou sur la cuvette. Le PQ est écrit pour compléter votre manque, essuyer vos problèmes, et ce en tout sens ! Utilisez-le ! Il est là pour ça ! Alors foncez, lisez ce journal, et évacuez. Vous ne vous sentirez jamais aussi bien.
PS : Et bien ! Notre langue est riche ! On en est sur le Q !
Kent Bower et NikopolQuoi de mieux pour commencer un article au PQ que de parler de son principal espace d’inspiration : les chiottes… plus conventionnellement nommés WC. Ce lieu universel reconnu, (avant même la mondialisation économique et autres bouleversements géopolitiques, où que vous alliez de part le monde, quoique vous fassiez pour le changer) est là pour vous, partout, sexiste certes mais procurant le quelque mètre carré nécessaire de votre existence où vous vous retrouvez seul avec vous-même…
C’est en m’aventurant un matin dans ceux du lycée que la nausée me prit à la gorge, celle qui vous rend malade autant que révolté. NON ! ! ! Là je dis NON ! ! ! Comment peut-on ainsi traiter le dernier espace de liberté individuel qui ne soit pas soumis sous contrôle ?Pourquoi un tel saccage si irrespectueux ? Parce que peut-être pour certains, hypermétropes aveuglés, on a du mal à viser la cuvette ? Où peut-être d’autres se réjouissent de s’adonner au freestyle urinaire, grand amateur de sensation forte sûrement provoqué par une surdose hormonale incontrôlée ? Enfin d’autres, bien pires, n’arrivent toujours pas à maîtriser le bas de la ceinture tant il est difficile de se pencher pour pouvoir le repérer ?
Cet art, messieurs dames, n’est pas esthétique ou revendicatif, il est maladroit et souvent même de mauvaise fois gratuit : aux chiottes l’art bite ! ! ! VIVE le FLTL ! ! ! (Front de Libération des Toilettes du Lycée). « I have a dream »…
J’ai un rêve qu’un jour, dans les WC de tous les pays, les fils des anciennes femmes de ménages et les fils des anciens malpropres de passage pourront s’asseoir ensemble sur le trône de la fraternité.
J’ai un rêve qu’un jour même tous les WC de ce lycée, un lieu étouffant d’injustice et d’insalubrité, seront transformés en un oasis de faïence luxuriante et de justice.
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve qu’un jour, chaque WC sera lavé, chaque urinoir et miroir sera lustré, les endroits sales seront dénigrés et les endroits propres seront un exemple, et la gloire du WC sera révélée, et tous les Hommes la verront ensemble.
Ceci est notre espoir. C’est avec cet espoir que je rentre au bahut. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre établissement en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, pisser ensemble, se laver les mains ensemble, être propres ensemble, en sachant qu’un jour nous serons libres.
Quand ce jour arrivera, tous les libérateurs du WC pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patrichiottique, « Mon Chiotte, c’est de toi, douce salle de la liberté, c’est de toi que je chante. Lieux où se soulagent mes aïeux, fierté des agents d’entretien, de chaque éviers, que la liberté retentisse. »
Et si le Lycée veut être un grand établissement, ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des toilettes du couloir de la cafèt’. Que la liberté retentisse des toilettes de l’administration. Que la liberté retentisse des toilettes des professeurs !
Que la liberté retentisse jusqu’aux toilettes publics !
Que la liberté retentisse jusqu’aux toilettes injustement payant !
Mais aussi que la liberté retentisse des toilettes du monde entier !
Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque WC, chiotte ou tout autre appellation reconnue, nous ferons approcher ce jour quand tous les élèves des Lycées, scientifiques, littéraires, génie mécaniques, électrotechniques et économiques, pourront se prendre par la main et chanter les paroles de l’hymne du FLTL :
« Aux chiottes l’art bite ! Aux chiottes l’art bite ! WC public libère ton fric ! »
Car la prise de conscience de chacun nous amènera un jour dans un pays où le droit de satisfaire ses besoins ne sera plus qu’une histoire de butin mais bien celle du respect de chacun.
Léon… déboucheurVous êtes maintenant en possession du rouleau de papier qui sera peut-être le rouleau le plus signifiant de toute votre vie, et quelle chance pour une fois il est plein et pas près d’être fini (eh oui, tout le monde a connu ce petit moment de solitude lorsqu’on a entre les mains un rouleau de PQ avec seulement deux feuilles pour se sentir tout un coup bien seul). Alors vous êtes désemparés, fatigués par de longues heures de solitude et de travail. Tellement fatigués que vous êtes aller vous réfugier dans les toilettes du lycée en espérant avoir la paix pendant cinq petites minutes. Sur le bord du lavabo un rouleau de papier toilette, il est rose et dégage une odeur particulière. Vous le prenez, le déroulez lentement et vous tombez sur une feuille. Cette feuille vous semble plus épaisse, plus douce que les autres. Vous la faites glisser doucement sur votre joue pour finalement qu’elle arrive à votre oreille et à cet instant précis une mélodie qui n’a nul autre pareil se joue et vous émerveille. Vous vous asseyez confortablement, enroulez le rouleau autour de votre tête pour n’entendre plus que le bruit de cette mélodie. Ça va faire du bruit ! Un accord de guitare, une reprise à la batterie et vous êtes maintenant transporter dans le monde musical de The Killers. Ceux qui ont adoré le premier album ne peuvent que s’extasier devant Sam’s Town leur deuxième opus. Un style qui évolue pour donner des compos de plus en plus variées tout en gardant la marque de fabrique The Killers. Un album qui est donc à découvrir rapidement. M. Pokora qui lui avait décidé de se lancer dans la chanson sur un coup de tête pour finalement nous la prendre ne s’arrêtera pas là. En effet il sort une nouvelle version de son album Player qui s’était, dit-on, pas trop mal vendu durant cette année, enfin bref tirons la chasse.
Ce mois est aussi marqué par la sortie du dernier album de The Servant. On retrouve enfin le groupe anglais avec un nouvel album assez prometteur. Des mélodies pures accompagnées par la voix mythique de Dan Black. Ici aussi des morceaux sympas qui restent bien dans la lignée de leurs précédents album, un groupe à découvrir rapidement si vous ne connaissez pas. À cet instant vous déroulez encore un peu le rouleau en espérant que cette feuille ne soit pas déjà finie. OUF ! Une autre feuille tout aussi attirante que la première suit. Mais celle-ci semble différente, vous n’en avez encore jamais vu de semblable. Alors vous tendez l’oreille et à votre grand étonnement cette musique vous est inconnue. Vous vous levez et regardez qu’il n’y ait personne dans le WC. Que penserait-on d’un type qui s’enroule du PQ autour de la tête pour écouter de la musique entre deux heures de cours ? C’est bon, personne. En allant vous rasseoir vous vous apercevez dans le miroir, vous êtes alors pris d’un affreux doute. « Qu’est-ce que je fais avec du papier rose autour du crâne ? ». Mais c’est à cet instant précis que cette mélodie qui suscitait toute votre intention quelques secondes auparavant ressurgit. Vous courez sur votre cuvette, serrez le papier autour de votre crâne et vous laissez à nouveau emporter par cette musique. We are Scientists est un trio originaire de Californie. Un style se rapprochant pas mal du style anglais mais avec tout de même quelques sonorités originales. Des intros percutantes malgré des titres assez cours dans l’ensemble, 12 titres pour 37 minutes, mais attendez tout de même le prochain album pour voir ce que ça va donner avec espérons une aussi bonne surprise. C’est alors que le bruit d’une porte qui s’ouvre vous sort soudainement de votre comas, une goutte de sueur se forme sur votre front mais est immédiatement absorber par ce PQ de si bonne qualité. En une fraction de seconde vous avez arraché tout le papier qui ornait votre tête et sortez du local comme si rien ne s’était passé. Mais vous savez pertinemment que ce petit bout de papier va hanter vos pensées durant ces prochaines heures. Vous descendez les escaliers mécaniquement alors que votre esprit est toujours omnibulé par cette découverte révolutionnaire. Vous arrivez à la cafétéria et là vous voyez… le rouleau de papier.
À l’instant même où vous lisez ces mots, je parie que vous vous demandez comment parler de sports dans ce si subtil journal qu’est notre PQ national… Comment en effet lier le sport et notre cher Lycée ? Et tout ça en plus dans un style satirique ?
À cette question existentielle, je vous propose de répondre exactement de la même manière que chacun le fait en face d’un suprême DS de SVT où vous devez expliquer la si intéressante « morphogenèse végétale », c’est-à-dire en tentant de remplir votre page vierge de façon discrète. Parlons donc de tout ce qui nous passe par la tête…
On pourrait aborder ces événements terribles qui se sont produits autour du fameux Parc des Princes, stade de ce pas fameux PSG, auquel se rendent ces supporters qui ne vont pas voir un beau match et soutenir leur équipe mais satisfaire d’autres besoins plus animaux et haineux… Ces comportements intolérables ont tout de même conduit il y a peu à la mort d’un homme ! Comment ne pas être sérieux avec un sujet comme celui là ? Comment le mettre au « format PQ » ? Comment s’en servir pour vous faire oublier vos problèmes quotidiens ? Difficile… Cependant, dans une obstinée volonté de voir du positif en toute chose on pourrait se dire que si jamais des élèves faisaient éclater une énorme bagarre dans le bâtiment E, peut-être aurions nous alors la chance de voir ce bâtiment fermé et nos cours de physique supprimés, à l’image des tribunes « Boulogne » inférieures fermées depuis les incidents ! Je suis prêt à parier qu’il n’y aurait pas que des malheureux ! On pourrait également s’amuser à faire de notre gré une dissert de philo du type « où va le sport ? », mais à quoi bon vouloir toujours réfléchir à des choses qui nous échappent ! Dans un autre style, on pourrait se demander comment il a été possible de ne pas faire apparaître un jeu de mot hautement subtile sur le légendaire tableau dans le hall du lycée avec une petite morale traditionnelle du type « ne vous battez pas au tournoi de volley interclasse »…
On pourrait aussi parler d’un joueur comme John Carew, l’homme au pied caréw (celui là, il serait pas mal pour le tableau du hall !), nominé pour le ballon de plomb ! En effet, malgré sa taille il semble absent même quand il est là… enfin, il fait toujours un bon match pendant la saison, mais jamais plus d’un !
Et si on cherchait un peu d’humour ? Ça permettrait d’alléger un peu ce climat malsain dans lequel baigne le sport, avec les drames, le dopage, les matchs truqués. Je vous invite à aller visiter sur l’encyclopédie en ligne wikipédia trois sports insolites qui — on ne sait jamais — pourrons faire découvrir des passions à certains de nos camarades ! Chacun possède un championnat du monde qui se déroule en Finlande : le premier est le lancer de téléphone portable, le second récompense celui qui écrase le mieux et le plus rapidement des moustiques, et le dernier consiste à faire semblant de jouer de la guitare de façon plausible… Alors, on organise un concours ?
Tic, Tac, Tic, Tac… DRRRIIIIIIIIINNNNNNNG ! ! !
Il est sept heures, le réveil sonne, même pas envie de se lever, on se rendort pour encore quelques minutes agréables, songeant à l’heure fatidique où il faudra sortir du doux confort du lit douillet pour s’immiscer dans le froid glacial de l’hiver. L’heure approche, même notre montre ne sait pas ce que c’est que la flemme, les aiguilles continuent à tourner. On se lève avec difficulté, se heurtant à moults obstacles (chaussettes sales et livres de philo). Périlleuse descente d’escalier (en escarpins). La tête profondément dans le cul, peau de soc’ devant les yeux, on renverse son café (crime contre Grand-mère et Jacques Fabres). Y’en a partout, c’est parti pour changer de futal ! Merde, c’est l’heure ! Pas le temps de se changer ! Eh… tant pis !
Petit jogging matinal pour choper le bus à l’heure (400 mètres départ arrêté), un sprint digne d’un chat tripatte (ou de Quasimodo, c’est selon !), mais par chance, le bus est encore là. On loue le ciel et surtout ce pauvre chauffeur de nous avoir attendu afin que l’on puisse aller en cours. Une fois le postérieur posé confortablement (tout est relatif, hein !) sur un siège glacé, tout est calme. On entreprend comme les autres de finir sa nuit (où de la commencer, tout dépend) quand soudain… Musique, Maestro ! Comme réveil matinal, y a pas mieux ! Entre Diam’s (« Tu joues le miskin mais t’as brisé mon amie »), Tribal King et M. Pokora (Alias M. Pis), cette douce mélodie nous émeut au point de ne plus pouvoir nous rendormir. Enfin, bref, une horreur. Tout ce bruit et ce charabia, ce flot de paroles intelligentes nous grille les neurones et nous met de bien bonne humeur pour affronter une longue journée de cours.
« Alors, s’il-te-plaît chauffeur, si aimable de m’avoir pris tout à l’heure… Arrête Radio Plouc, NRV et Skycrotte pour la survie de nos belles journées ! »
Merci, Bonsoir, et à jamais !
Bouzdann & Knar VekC
Camarades, aujourd’hui, un jeu nous a été proposé par Guinguette, Seigneur du LPA, qui fait partie des murs. Soixante-douze pingouins en papier numérotés ont été éparpillés dans tout le lycée, dans les recoins les plus sombres et les plus sordides qu’on puisse trouver (tuyauteries, toilettes…). C’est à vous de les retrouver ! Rapportez les Terro Pingoo’s au bureau du journal ou à l’un des rédacteurs avec votre nom (ou pseudonyme) afin que nous puissions déclarer le gagnant dans la prochaine édition.
Bonne chance !
Si cette rubrique marche particulièrement bien, vous aurez droit à un nouveau jeu idiot toutes les deux semaines.
Après toutes ces ébauches d’articles à valeur dénonciatrice, informative ou comique, après toutes ces critiques diverses, il vient l’heure où l’on peut enfin s’intéresser aux origines et aux fondements de ce long journal ! (On a toujours gardé le « . » pour la fin…)
Projetons-nous donc en arrière, à la naissance de cette idée, il y a environ un mois… On y voit deux amis qui semblent se connaître de longue date se poser ensemble la même question : « Pourquoi ne pas créer un journal du lycée ? ». Ainsi presque dans l’immédiat, on se retrouve dans le bureau de la personne importante à laquelle nos deux fondateurs comptent exposer leur plan, cette même personne qui acceptera sûrement non sans enthousiasme leur projet !
Sans trop de négociations, l’un deviendra rapidement trésorier de l’organisme entier et l’autre ce qu’on nommerait son grand directeur général.
Cependant ciblons-nous un moment sur l’aspect de nos deux héros. Le grand chef en premier ; certains s’étonnent peut-être de ne jamais l’avoir croisé dans les vastes couloirs de notre lycée ces dernières années, c’est tout à fait normal et il est en effet vrai qu’il nous vient directement de la jungle lyonnaise, envoyé cette année seulement pour découvrir notre belle campagne bugiste ! C’est un personnage infiniment charismatique, avec ses longs cheveux bruns bouclés, sa terrifiante mine patibulaire ; mal rasé avec cet aspect quotidien : « tiré du lit »… je passe sur quelques détails d’apparence pour éviter la censure, mais en revanche j’aimerais qu’on s’arrête encore et surtout sur LE tee-shirt de ce grand-homme, LE vêtement à manches courtes taillé en T, LE formidable accoutrement fétiche, LE morceau de coton ô combien de fois admiré et vénéré par son porteur ; un unique bout de tissu portant les seules lettres M, U, S et E ! Pour ceux qui le fréquentent tous les jours, nous en sommes même arrivés à nous demander s’il ne possédait pas quatre fois le même habit pour parvenir à le porter quatre jours sur les cinq de chaque semaine où nous le côtoyons ! Brièvement, c’est un « rebelle de la société » qui en plus ose à chaque cours regarder le destin en face en affirmant avec un élan confirmé « j’ai pas fait mes exos… ».
À présent analysons le second grand personnage, ce grand blond au corps d’athlète qu’on pourrait appeler Coluche s’il n’était pas différent de ce pilier du rire dans tous ses caractères morphologiques ! Et oui c’est aussi ce fier grand-homme que l’on croise dans nos couloirs (lui depuis suffisamment longtemps) et qui salue tous les bons lycéens, sans même pourtant les avoir croisés auparavant… Lui aussi nous vient d’un lieu très éloigné, qu’on peut aisément reconnaître grâce à son léger accent et son surnom que l’on retrouve dans tous les bons coups du lycée, autant que les foireux ! Et oui, il nous arrive du nord-ouest sibérien, bien que son physique aryen laisse penser qu’il soit originaire d’un pays très voisin… cet homme qui a renié ses idées politiques pour se rallier au communisme !
Ces deux étonnants esprits s’étant rejoints, on a obtenu la création de ce journal aux goûts de chiottes (personne ne l’avait faite) ; le PQ. Ce petit mensuel qu’ils ont quand même réussi à baptiser la Petite Quinzaine est certes tiré de l’idée de nos deux génies mais également en partie du semblable Charlie Hebdo. Comme vous avez pu le constater, il est consacré au satyrisme et se base sur certains faits réels de notre établissement ou de ce qui nous entoure en général. Alors dans ce cas pourquoi ne pas s’intéresser aux locaux de cette gazette… ce petit bureau aux odeurs alléchantes des différents papiers toilette Lotus, ce petit lien de travail où deux acharnés se « tuent » chaque jour à faire marcher cette feuille de chou comme deux gros poissons que l’on admire par les belles et larges vitres de leur ridicule bocal. En fait, outre ces deux cerveaux, cet espace confiné renferme peut-être l’avenir d’une harmonie entre élèves !
Alors au final est-il vraiment intéressant de « perdre son temps » à lire ces quelques feuilles d’un travail laborieux ? Et bien… OUI, car ce périodique signifie l’entente certaine entre lycéens en privilégiant notamment l’expression et l’appréciation du talent de chacun ! De plus c’est aussi dans ces pages que tout le monde peut dire à voix semi-haute ce qu’il pense de notre école ou du reste ! Alors le PQ peut être considéré comme une de ces expositions (dessins, photos, sculptures…) de notre CDI où les lycéens parlent au lycée.
Loin de tous ces articles remplis de passion, de haine, d’amour et d’admiration, le journal le PQ vous propose cette fois-ci, pour clôturer sa première édition, une aventure divertissante, originale, tout droit sortie de la tête d’un petit étudiant, que vous pourrez suivre tout au long des parutions du PQ…
L’histoire que je m’apprête à vous raconter s’est réellement passée ; C’est un conte qui se transmet de génération en génération, d’élève à élève, et ce dans le dos des professeurs, des CPE et des surveillants… Chaque étape de cette aventure a été représentée fidèlement à la réalité tout comme la description des personnages, seuls les noms peuvent avoir changé. Cependant, cette histoire, devenue une légende, se passe plusieurs années en arrière, du temps où la paix régnait sur la terre, où les élèves étaient des héros… Il est alors évident que toute ressemblance avec des personnes existantes en est entièrement fortuite. Amis lecteurs, voici la Légende de Kentibo, l’élève extraordinaire…
Il existait, il y a des années de cela, un lycéen pas comme les autres. Ce jeune garçon s’appelait Kentibo et il venait d’entrer en seconde dans notre lycée à la suite d’une très bonne année de troisième, le brevet des collèges avec mention en poche. Jusqu’à maintenant, tout ce qu’il y a de plus normal : Il assurait le treize de moyenne dans toutes les matières, avait des copines, des copains. Il était honnête, collé deux-trois fois pour des raisons insignifiantes, joyeux, aimait passer ses pauses autour d’un bon croissant avec ses amis, souriant, il n’avait aucun problème et respirait à plein poumon l’odeur de la vie. Une passion ? Il en avait une. Un rêve ? Il n’en avait pas. À son arrivée, Il n’était donc qu’un élève comme un autre, une ombre qui erra dans le lycée pendant trois ans, une goutte d’eau rejoignant un lac pour ensuite s’évaporer dans l’air et parcourir le monde.
Seulement voilà, il avait à l’intérieur de lui cette chose, cette force dont au moins une personne dans chaque lycée a et qui s’exprime pendant ses années lycéennes. Il avait « un don ». Le don de quoi ? D’aider les pauvres ? Non. Le don d’être con ? Non plus. II avait « un don », tout simplement. Un don qui ne s’exprime pas par des mots mais juste par des actions. Dieu lui a laissé le choix de s’en servir ou de le mettre de côté. Jusqu’à présent, il l’avait mis de côté mais ce don n’est pas une chose que l’on contrôle réellement, il a besoin d’une action extraordinaire pour être enclenché. C’est là que commence notre aventure, en ce samedi matin de la rentrée 372 après Locke, très très grand philosophe soi-dit en passant, il est un peu plus de neuf heures…
Notre jeune élève venait de rentrer pour la première fois dans l’enceinte du lycée et que voyait-il devant lui ? Un troupeau de moutons constitué de plus de cinq cents étudiants de seconde, entassés les uns sur les autres, braillant des paroles dans tous les sens. Sur les côtés, des pions, qui hurlent sur les secondes de rester grouper au milieu de la cour et d’attendre : le berger va bientôt arriver et diviser le troupeau en plusieurs classes selon les options choisies. Tout le monde s’agite, il va bientôt pleuvoir et cela fait quand même trente-cinq minutes qu’ils attendent tous dehors avec comme seul habit, une chemise et un short (l’esprit encore en vacances…). Kentibo était quant à lui habillé d’un jean et d’un polo. Le sac sur le dos, les mains dans les poches, il attendait lui aussi.
Ça y est, une personne en costume-cravate franchit une porte et s’approche du micro, voici notre berger, notre directeur : on se serait cru à la Star Ac’ avec Nikos Aliagas qui va débuter son émission télé et annoncer les pseudo-stars pour lesquelles le public devra voter en donnant son argent par le biais du téléphone. Le problème était que dans cette situation, le public et les pseudo-stars, c’étaient les secondes et qu’il allait pleuvoir dans quelques instants.
« – Hmm, hmm, ça marche ? disait le berger, notre directeur, en testant le micro.
– Bonjour et Bienvenue à tous ! »
« Paf », le tonnerre vient de surgir, il avait réglé le son du micro trop fort, la pluie commence à tomber. Un signe du destin ? Un petit clin d’œil de bienvenue de la part des dieux ? Toujours est-il que maintenant il fallait se dépêcher. Tout le monde sait que lorsqu’un mouton est mouillé, c’est pas beau et ça pue.
« – … Thibaud, Amandine, Arthur, en 208 ! continuait le directeur en étant à l’abri sous le préau.
– … Lauranne, Guillaume, Kenti… »
« Brrr ! ! ! » Un éclair venait de surgir du ciel pour venir s’effondrer juste à coté du micro : coupure de courant mais aucun blessé, heureusement. Pourtant il y avait quelque chose de bizarre, hormis le fait que le directeur était devenu tout blanc, quelque chose sonnait faux… Il reprit de sa petite voix :
« – Euh,… Pour des raisons de sécurité, veuillez… ah ! »
Le directeur venait d’être coupé de nouveau, non pas cette fois par un éclair, mais par plusieurs ! C’était un spectacle à la fois fantastique et dangereux, le ciel s’obscurcissait et il était éclairé par des flashs d’éclairs à répétition. Tout cela ne semblait pas réel. Kentibo sentait le stress monter en lui. « Brrr ! ! ! » Le tonnerre lui fit fermer les yeux. Lorsqu’il les rouvrit et qu’il regardait autour de lui, ses camarades venaient de se transformer en moutons. Non, ce n’est pas vrai mais ça aurait pu.
Lorsqu’il rouvrit les yeux, le temps s’était figé ! De ses camarades ou de ses professeurs, il était le seul qui pouvait encore parler ou bouger. Le directeur avait les mains sur ses yeux figés, les surveillants avaient la bouche grande ouverte, figés eux aussi tout comme les élèves. D’où il était, il ne pouvait pas voir qu’en fait, il y avait trois autres personnes dans l’établissement qui « vivaient » encore : une surveillante et deux élèves, une fille et un garçon, mais ils étaient évanouis. Le lycée semblait être coupé du monde extérieur, seul régnait au dessus des têtes les ténèbres, la pluie et les éclairs. « Mais qu’est ce qui ce passe ? » pensait Kentibo. Il s’agitait, il avait peur. Il ressentait ce sentiment de solitude profond que l’on a lorsque l’on se sent seul au monde, personne sur qui compter, ou l’on est à la fois tout et rien. « Pourquoi tout le monde est immobile ? »
Soudain, un homme de taille moyenne, veste en cuir noir, sortait d’une des portes donnant sur la cour. Il marchait l’air détaché de ce qui l’entourait, il n’était pas choqué. Il avait les cheveux en brosse et portait des lunettes. « Mais c’est pas un CPE ? » se demandait Kentibo. En continuant de marcher, cet homme a quand même finit par jeter un ou deux regards sur les élèves de secondes inactifs, et maladroitement, il trébucha à cause d’un de leurs pieds figés. Sa perruque venait de tomber : c’étaient des faux cheveux en brosse, il était chauve ! « Mais oui ! C’est un CPE ! » Reconnu Kentibo. Il voulut courir demander de l’aide vers lui mais une chose l’arrêta, une main sur son épaule :
« – Ne bouge pas petit… »
Un homme avec une longue veste, couvrant sa tête avec une capuche, l’arrêta net et lui prononça cette phrase tout doucement dans le creux de l’oreille de Kentibo.
« – Ne dis rien, ne bouge pas, tais-toi et regarde… reprit-il. »
Cet homme mystérieux inspirait la confiance, bien qu’il fût vêtu comme un paysan à la Gandalf. Il était âgé et avait des cheveux blancs. L’air calme, il regardait l’homme chauve à la veste en cuir noir s’approcher du centre de la cour jusqu’à la bouche d’égout proche de l’escalier A, où le dernier éclair venait de tomber. Il commençait à s’énerver suite à sa chute ;
« – Pourquoi faut-il que se soit toujours pour moi ce genre de connerie ? Dès que je serai là-bas, il va m’entendre ce con ! ! ! Allez, vous pouvez sortir maintenant ! »
De la bouche d’égout commençaient à sortir des ombres…
La suite au prochain épisode…
LuKNos journalistes se sont dévoués à une tâche bien peu commune. Il ont cherché les petits mots gravés sur les tables du lycée les plus (idiotement) philosophiques, et se sont empressés de vous les faire transmettre, afin d’évaluer notre niveau mental. Résultat ? Nous, humains, avons moins de QI qu’un écureuil.
J’ai pris la vie dans mes bras. Ah je l’ai serrée si fort que je lui ai cassé le dos !
L’État est pire qu’un gang, il nous vole dans la main.
L’âge mûr devient sot et négligeant lorsqu’il sous-estime la jeunesse.
Let’s believe me in my dreams.
Se taire en classe, c’est respecter le sommeil des autres.
Le coeur d’un Homme est comme un oiseau, enfermé dans une cage.
Elle voulait seulement devenir quelqu’un qui aurait été capable d’aimer autant qu’elle aurait pu être aimée.
Et yo, tu rentres dans la vie active. Bienvenue dans le monde des fils de putes.
On va se divertir pour critiquer ensuite.
It’s meal like a flower.
(Le protch se rapproche du bruit du pet qu’on fait avec la bouche)
C’est trois grenouilles qui traversent la route.
« Attention, une voiture ! Protch (sans hurler pour le moment)
— Où ça ? Protch (toujours sans hurler)
— BLADLEUGAAAARRRRGHHHH ! » Protch (en gueulant et en gesticulant, tapez vous les mains sur la tête s’il le faut)
Combien pèse votre sac ? Prenez une balance, chez vous, posez votre sac de cours dessus et déterminez-en la masse exacte.
Répondez au sondage avec un papier (brouillon ou autre) par l’intermédiaire du bureau ou de l’un des rédacteurs afin de faciliter le dépouillement.