Montesquieu

1689-1755

Issu de la noblesse bordelaise, le futur baron de La Brède reçoit une solide formation classique (il poursuivra toute sa vie l’étude de la littérature latine, puis juridique. Née de son experience parisienne, sa première oeuvre majeure, les Lettres persannes (1721), qui montre la réalité française vue par les étrangers, connait d’emblée un extraordinaire succès et lui vaut la réputation d’un homme brillant mais profond. Il devient une personalité en vue, et sera élu en 1728 à l’Académie française. Son tour d’Europe (1728-1731) le mène en Italie, en Allemagne puis en Angleterre, haut lieu de formation politique. Revenu dans le Bordelais, il publie en 1734 les Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadence, dont les analyses historiques et politiques annoncent déjà son oeuvre maitresse, l’Esprit des lois (1748). Cet ouvrage considérable (31 livres), parfois difficile, se présente comme un immense effort pour comprendre et ordonner les institutions humaines, et fonde toute la réflexion politique et sociologique moderne. Épuisé, presque aveugle, Montesquieu doit se battre pour défendre son ouvrage. Il meurt en 1755, salué par Diderot comme le premier des « philosophes », qui subiront tous son influence, et auxquels son besoin passionné de comprendre a ouvert la voie.

Oeuvres à retenir